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Articles récents

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet au 1er Septembre 2026

1 Juin 2026

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

11 juillet -  Futuroscope

 

12 juillet - Futuroscope Lyon

 

Réunion, en face de l’entrée principale du Futuroscope des 32 équipages.

Parmi eux : 8 Peugeot, 2 Citroën (1 DS et une 2 CV ), le reste sont des modèles étrangers dont une très remarquable Bentley 1932 décapotable. Toutes ces voitures viennent de recevoir leur numéro et différents stickers, elles seront très remarquées tout au long du parcours.

La présentation des véhicules autour d’un énorme Brumisateur sous lequel les participants se rencontrent, renseignent les touristes étonnés d’un si beau spectacle et répondent aux interviews des journalistes des délégués touristiques chinois et autres curieux - tous bienveillants.

Départ du Futuroscope à la mode chinoise, dragons rouges et tambours.

Le ruban rouge est coupé le portique inaugural est franchi, et en route pour Lyon, première étape.

Ce n‘est plus la fébrilité des préparatifs, mais un étrange bonheur, celui d’aller vers Pékin par la route de la soie.

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026
De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

13 juillet - Lyon Turin

 

Début de matinée : rendez-vous aux services des Douanes de l’Aéroport Saint Exupéry de Lyon. Là, nos véhicules doivent être enregistrés pour pouvoir quitter l’espace Européen.

Comme chaque fois, notre organisation prend les choses en mains, il nous suffit d’attendre, premier départ à 12h, le notre : 12h25 et l’opération se termine à 14h41 !!

 

La 1ère feuille quotidienne que nous avons reçue indique les coordonnées  GPS du but de l’étape. Ce soir c’est l’hôtel de Turin. Chacun choisit son itinéraire, soit par le tunnel de Fréjus (11 km), soit par les routes de montagne.

 

Franchir les Alpes par le tunnel de Fréjus est une expérience à ne pas manquer, maintenant c’est fait !

Dans ce tunnel il est exigé de tenir 150 mètres entre chaque véhicule, ce tunnel inspire toute confiance malgré son apparence vraiment pas esthétique.

Ensuite, viaducs et tunnels se succèdent ce qui n’empêche pas les italiens de rouler excessivement vite, sans être agressifs à notre égard, certains ralentissent derrière nous pour découvrir qui nous sommes grâce aux sticks collés sur la carrosserie.

 

Cette nuit nous dormons à l’hôtel Lingotto de Turin. L'hôtel est dans les murs de l'ancienne usine Fiat.

C’est une découverte, nous vous invitons à aller voir le site. : usine Fiat de Lingotto sur Wikipedia.

La partie transformée en hôtel est particulièrement réussie : architecture, confort, acoustique…

Les plafonds sont introuvables … à moins d’avoir des jumelles !

14 juillet Turin - Jesi (25 km d’Ancône )

 

Sur ce trajet, l’arrêt intéressant est la visite chez Ferrari de Modène. L’ayant déjà découvert lors de notre raid vers les Balkans, nous filons vers Bologne.

Deux seules choses à noter : rencontres bienveillantes de nos collègues dans les stations service et dépassements de files ininterrompues de poids lourds Européens, tous en très bel état et, inattendu, nous doublons une voiture russe.

A l’arrivée  briefing traditionnel.

C’est le 14 juillet et en plus l’anniversaire de Christiane, l’apéro et la bonne humeur sont au rendez-vous.

Les amateurs de foot finissent la soirée  dans un « petit » espace devant une « petite » télé et certainement une « petite déception »… L’Espagne ayant gagné 2 buts à 0, la France n’ira pas en finale de la Coupe du Monde 2026.

 

Jeudi 15 juillet - Jesi Ancône

 

La journée est libre, le rendez-vous pour l’embarquement au Port d’Ancône est fixé en fin d’après-midi. Rejoindre le bord de mer sans se presser, c’est notre objectif.

Pour y parvenir, la route longe une zone industrielle, une très grosse raffinerie, passe sous la voie du TGV et en face de nous : la mer.

C’est l’Adriatique, malgré un ciel voilé, elle est très bleue, et très calme. Pas de sable mais des petite galets !

Une longue route de bord de mer s’ouvre devant nous et de nombreux points de restauration côté mer. Du côté opposé, la voie ferrée des TGV rouges.

Une bonne bière bien fraîche et une salade de poulpe avec une légère brise de mer, c’est le moment d’aller tout en haut d’Ancône voir la Basilique San Ciriaco. Inévitablement plusieurs baroudeurs stationnent et profitent d’une vue plongeante sur la ville et sur le port et visitent cet

 

Le temps de nous regrouper sur le port, de permettre à tous les camions d’embarquer sur les ponts 3 & 4, c’est notre tour de grimper au pont 5 et de se garer sur un parking à l’air libre - ce qui n’est pas courant !

En quittant Ancône il faisait encore jour et nous avons pu profiter de deux sièges face à la mer et voir la côte est de l’Italie s’éloigner.

La traversée jusqu’à Igoumenitsa dure 22 h, la cabine est tout à fait confortable avec même un petit hublot, la mer plate, plus que calme. Au self le groupe a une zone réservée à notre groupe, les conversations vont bon train, on commence à faire connaissance. Nous avons la chance de dîner à côté de Frédérique, notre responsable et organisatrice du voyage.

 

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026
De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026
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16 juillet - Igoumenitsa Ioannina

 

L’arrivée en Grèce est émouvante, nous allons parcourir le nord de la Grèce, bien différente du Péloponnèse, loin aussi des souvenirs historiques, c’est plutôt la suite des Balkans.

La route est montagneuse, les tunnels succèdent aux viaducs, une longue file de camions occupe la voie de droite et l’envie nous prend de faire un détour pour découvrir Thessalonique, ville de la Grèce Antique, prospère sous l’Empire Ottoman, et aujourd’hui simplement une ville moderne.

La photo prise de notre chambre dévoile l’aspect de l’ immense plaine parcourue jusqu’à la fin de notre traversée de la Grèce   

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

17 juillet - Ioannina Maroneia

 

C’est une longue étape de 540 km, et une épreuve car les files de camions ralentissent le flux, certains sont peu chargés ou assez puissants pour doubler les plus lents, nous roulons sur une deux fois 3 voies.
En arrivant dans ce charmant hôtel du bord de mer, Caroline croise une personne du groupe qui s’apprête à descendre à la mer…

Le sac de plage est vite sorti de la cantine installée sur la banquette arrière, et abandonnant Alexandre je pars pour un petit bain.
Bien sûr cela ressemble à la Méditerranée que nous connaissons tous, mais après une journée pareille, c’est du bonheur.

Et c’est la mer Egée !!

18 juillet - Maroneia Istanbul

 

Aujourd’hui on quitte l’Europe, après 87 km c’est la Turquie. Comme d’habitude les formalités douanières n’en finissent plus : 1h20.

Beaucoup de voitures immatriculées en France, les Turques vont en vacances chez eux. Ils manifestent une sympathie chaleureuse en nous voyant et nous leur distribuons les flyers du raid en remerciements.

Dans la queue interminable, la bobine de la 2 CV  se manifeste empêchant le moteur de redémarrer, mais tout est prévu : 2 bobines sont fixées  côte à côte. Bien souvent ce sont nos compagnons qui nous poussent avec des airs malicieux.

 

Sortis des postes frontières, les paysages sont très vallonnés, des pentes à 6% néanmoins, et nous avons compté 11 distributeurs de carburants  - dont Total Energie les stations sont rutilantes. La Carte Bancaire est acceptée sans problème, de même pour les petits achats d’eau ou de casse-croûte.

Ce n’est pas une autoroute mais une 4 voies avec une bande d’arrêt d’urgence.

Le trafic des gros et très beaux camions est intense, et en même temps - c’est la saison des moissons - les tracteurs des exploitations agricoles voisines circulent, des petits camions chargés de bottes de paille également, beaucoup se mettent sur la BDA. La circulation est trépidante mais nous ne notons aucun accrochage.

 

Sur les bords de route - lorsqu’il n’y a pas de glissière - les marchands de pastèques et melons jaunes s’installent et les clients s’arrêtent.

Dans les régions d’élevage de bovins, lorsqu’il n’y pas de glissière, ce sont des vaches qui viennent sur la 4 voies brouter l’herbe qui pousse entre les deux glissières centrales. Nous en avons observées et constaté que les automobilistes locaux ralentissent un tout petit peu…

La confiance règne entre eux ?

 

Dès 150 km avant Istanbul, l’urbanisation devient très dense, les carrefours desservant les alentours et  traversant la 4 voie sont nombreux, régis par des feux tricolores qui bloquent le flux : les embouteillages se multiplient.

 

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

Dès 150 km avant Istanbul, l’urbanisation devient très dense, les carrefours desservant les alentours et  traversant la 4 voies sont nombreux, régis par des feux tricolores qui bloquent le flux : les embouteillages se multiplient.

L’agglomération d’Istanbul héberge 20% de la population turque soit 5 millions d’habitants.

Nous longeons la Mer de Marmara, nous sommes donc sur la côte ouest, le nouvel Istanbul. L’autre berge de la mer de Marmara est parsemée de magnifiques habitations, entourées de jardins luxuriants, et de chaque côté des collines s’élèvent, la vue est immense le nombre de minarets impressionnant. Plus impressionnant encore : le nombre d’immenses drapeaux qui flottent sur d’immenses pylônes.

Ces drapeaux symbolisent la Nation, ils sont plus hauts que tous les minarets, l’étoile blanche à 5 branches symbolise l’Homme debout, les bras étendus. Le drapeau Turque symbolise la devise de la Nation : « VIVRE ENSEMBLE »

Le pays est laïc, les petites Mosquées de quartier sont souvent voisines d’une Synagogue et d’une Eglise Chrétienne.

Il est prévu que nous prenions le pont le plus au Nord sur les trois qui franchissent le détroit de Bosphore. Le Bosphore est également traversé par un tunnel routier et un tunnel du métro.

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

19 Juillet — Istanbul

Le matin, visite du bazar. Enorme marché d’une architecture traditionnelle turque. Dans la première partie ce sont les épices, les graines (amendes, arachides, pistaches, noix de cajou, pois chiches) et les bijoux. Les échoppes sont très petites, les prix sont affichés et les vendeurs sont uniquement des hommes. Certaines échoppes proposent de déguster leurs pâtisseries et spécialités turques colorées et ruisselantes de miel et d’huile.

Les noms des épices sont affichés  « comme là-bas ».

Dès l’arrivée le guide nous a prévenus : les prix à l’intérieur du marché sont très élevés, effectivement en sortant, tout autour, des échoppes proposent les mêmes produits à des prix nettement inférieurs.

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026
De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

C’est dimanche, les traditionnelles promenades du dimanche en famille en groupes de touristes (il y a un Costa sur le port) et les bandes de grands adolescents. Beaucoup de parents avec jeunes bébés ont de très belles poussettes.`

Les femmes autochtones portent en majorité le foulard. Au delà de la cinquantaine les femmes portent la robe noire longue, et les plus jeunes sont en jupes mi-longues et les plus jeunes encore en short ou jupette, bien sûr il y a quelques burkas noires, très couvrantes.

Du fait qu’il y en a peu on n’a pas la sensation « d’envahissement » comme en France parfois !!

10h30 : Embarquement sur un bateau-mouche pour des vues d’ensemble des deux côtés de la ville. La navigation commence au nord du détroit de Bosphore pour admirer le pont suspendu routier.

Le guide raconte :

Les vestiges romains, les envahisseurs arabes et les Croisés qui d’après lui auraient même tenté d’instituer une dynastie à Istanbul !!

Les différents aménagements de la ville marqués surtout par la position stratégique d’Istanbul relative aux commerces les plus importants de ce passage, les épices en premier à l’époque.

Dans son exposé le mot « côté européen » d’Istanbul et « côté Asie » est fréquemment utilisé.

Le passage de la Mer Noire à la Mer de Marmara est soumis à deux courants : le courant superficiel dépend de l’orientation du vent, mais les courants de surface et de profondeur ont leur propre action. En conclusion, la navigation pour les navires qui prennent le détroit est souvent risquée. Un pilote est toujours à bord de chaque navire.

Vue de notre bateau la Mer de Marmara est d‘un beau bleu et propre, vue du bord du pont que nous longeons pour arriver au restaurant, de nombreux détritus flottent.

 

Les prix des plus belles demeures historiques sur le bord de mer sont toujours en € ou en $, le nombre de zéros dépassant l’imaginable !!

C’est bien le côté du « paraître » que nous observons dans de nombreux comportements de clients des grands hôtels que nous fréquentons !!

Très agréable promenade en bateau puis restaurant sur les quai de la Mer de Marmara.

 

Cet après-midi ce sont les deux grands lieux saints d’Istanbul qui sont au programme : Sainte-Sophie (redevenue Lieu Saint) et la Mosquée Bleue.
Sainte Sophie est fermée, en travaux, des grues et des échafaudages culminent sa superbe coupole, nous nous dirigeons donc à la Mosquée bleue, à 500 m de là.

Pour y entrer on se couvre et dès l’entrée c’est admirable, sobre, lumineux et le bleu Turquoise qui entoure les innombrables petits vitraux tout autour du bas de la coupole donnent une note majestueuse aux quatre énormes piliers de marbre qui supportent la coupole.
C’est apaisant, proportionné, le silence règne : un très haut « lieu Saint ».

Sur l’emplacement réservé à la prière des hommes (au moins 1/3 de la surface de la Mosquée) une petite cinquantaine d’hommes prient - des hommes seuls  à barbe blanche, de nombreux couple «  père et fils » et des petits garçons font les fous sur les immenses tapis rouges qui recouvrent tout l’espace - de vrais petits cabris !

Personne ne leur demande d’être « sages » comme on nous le demandait de l’être dans les lieux Saints.

Le souvenir de ces beautés va rester gravé dans nos mémoires.

Une visite surprenante d’une très belle manufacture de vêtements de cuir nous attend ensuite au Centre. Défilé de mode par 2 mannequins, la coupe, l’élégance et la finesse des matières sont remarquables. En visitant le magasin à la suite, les vêtements qui me plaisent sont vraiment abordables compte tenu des critères : classe, chic, indémodables et pratiques. Les extravagances sont très coûteuses.

Bien sûr quelques « acheteuses » du groupe succombent !!

 

A l’hôtel nous sommes au 10 ème étage, au loin la Mer de Marmara et tout près la Mer Noire… de quoi faire de beaux rêves.

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026
De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026
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20 Juillet - Istanbul Göreme

 

C’est un grand détour ce 20 juillet, ATO veut nous faire découvrir le site rupestre de Göreme à 700 km de là.

Et demain le rendez-vous pour la visite est à 4 heures du matin, ceci afin d’assister au lever du soleil le 21 juillet 2026, à partir d’un ballon.

Un apéritif très convivial est organisé à l’arrivée, tout le monde trinque à l’anniversaire de Caroline.

Je suis très touchée par cette délicate attention.

 

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

21 juillet 2026 - Göreme

 

Il fait encore sombre et nous arrivons en car sur le site. Surprise : des centaines de ballons sont déjà en l’air et de nombreux autres s’apprêtent à l’ envol.

Notre nacelle est couchée sur le côté, retenue par des câbles reliés au sol. La nacelle ne sera libérée que lorsque le ballon sera gonflé par l’air chaud qui lui sera insufflé par un puissant chalumeau au gaz propane. Deux aides maintiennent l’embouchure ouverte pour bien capter l’air chaud. Peu à peu le ballon se met à la verticale, prend une belle forme sphérique, redresse la nacelle toujours retenue au sol.

Maintenant les aéronautes peuvent s’introduire dans la nacelle. C’est une petite œuvre d’art en osier, composée de huit petites cellules capitonnées où on peut s’installer à trois ou quatre personnes en enjambant la haute paroi de la nacelle.

Encore un coup de chalumeau, et la montgolfière s’élève. Près de trois tonnes à soulever avec un peu d’air chaud. Plus un souffle d’air, le vent impose la trajectoire. Comme elle dépend de l’altitude, des coups de chalumeau savamment dosés permettent de naviguer approximativement dans la bonne direction. Le ballon est muni d’une petite voile qui le rend orientable permettant d’observer sur 360°.

Saisis par le spectacle, le silence est total.

Admirer la géologie du Cappadocce vue du ciel est un moment inoubliable. Comment la tectonique et l’érosion peuvent produire de telles merveilles ?

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026
Depuis l'Antiquité ces formations géologiques ont servi d'habitat, elles sont encore utilisées, voici un village.
Depuis l'Antiquité ces formations géologiques ont servi d'habitat, elles sont encore utilisées, voici un village.

Depuis l'Antiquité ces formations géologiques ont servi d'habitat, elles sont encore utilisées, voici un village.

22 juillet - Sivas Rize`

 

En sortant de la ville le paysage est très vallonné, au loin une chaîne de montagnes que nous devons franchir. Tout est cultivé, les champs bien délimités, tantôt verts, tantôt jaunes. Etonnement les moissons se terminent - donc bien plus tard que chez nous.

Notre vaillante 2 CV aborde les cols à 60 Km/h - il y en a deux à 2 000 mètres - c’est très satisfaisant !

Plus haut sur le fait des montagnes on aperçoit des plaques de neige.

En redescendant les cultures changent : des arbres fruitiers, (cerisiers, pruniers, abricotiers, pêchers) et de très nombreuses serres : ce sont des tomates !!

Aucun restaurant ne propose des fruits murs, ce sont de très beaux « cailloux » très colorés…

 

La descente continue, au moins 30 tunnels pour traverser les dernières montagnes, l’autoroute est splendide, il n’y a pas de péage automatique ou avec un préposé, nous règlerons en quittant le pays à un guichet spécial.

22 juillet - Sivas Rize`

 

En sortant de la ville le paysage est très vallonné, au loin une chaîne de montagnes que nous devons franchir. Tout est cultivé, les champs bien délimités, tantôt verts, tantôt jaunes. Etonnement les moissons se terminent - donc bien plus tard que chez nous.

Notre vaillante 2 CV aborde les cols à 60 Km/h - il y en a deux à 2 000 mètres - c’est très satisfaisant !

Plus haut sur le fait des montagnes on aperçoit des plaques de neige.

En redescendant les cultures changent : des arbres fruitiers, (cerisiers, pruniers, abricotiers, pêchers) et de très nombreuses serres : ce sont des tomates !!

Aucun restaurant ne propose des fruits murs, ce sont de très beaux « cailloux » très colorés…

 

La descente continue, au moins 30 tunnels pour traverser les dernières montagnes, l’autoroute est splendide, il n’y a pas de péage automatique ou avec un préposé, nous règlerons en quittant le pays à un guichet spécial.

23 juillet - Rize frontière (Géorgie) Tbilisi

 

La 4 voies suit la Mer Noire jusqu’à la frontière de la Géorgie. Les formalités de douane durent 4h30. A la sortie, direction Batumi, 344 km en principe…

En abordant la route, c’est Dominique, membre du staff, responsable de la logistique qui nous précède dans un 4x4 ISUZU, c’est le véhicule 201. Nous lui « emboitons le pas » car il a travaillé en Turquie et connaît la région. Il s’agit de vraiment coller à son arrière afin que les conducteurs des autres véhicules comprennent que nous faisons tandem. Cela marche pendant un bon moment et puis des carrefours importants nous le font perdre de vue.

Le GPS est inopérant dans cette région. Nous stoppons dans un petit village pour acheter quelque casse-croûte et j’aborde un jeune conducteur dans une très belle voiture, lui demandant s’il parle anglais. Of course !!

C’est lui qui va nous conduire à l’entrée de l’autoroute qui est à 4 km de là.

Au même moment Frédérique notre organisatrice s’inquiète de ne pas nous avoir vu passer et consulte le site de la balise, elle nous envoie un message pour nous dire de faire demi-tour, mais nous sommes bien trop heureux d’avoir trouvé notre route aussi rapidement et ne lirons le message q’une fois arrivés à Tbilissi.
Toujours sans GPS (cette portion d’autoroute est en fin de construction et ne figure qu’en pointillé sur notre carte papier) nous ne savons pas du tout où nous sommes précisément. Devant nous une bretelle de sortie avec des directions, nous stoppons pour les retrouver sur la carte. Christiane et Paul avec leur ISUZU TROOPER s’arrêtent derrière nous inquiets, plus prévoyants que nous ils avaient un autre GPS. Ils proposent de nous précéder. Les panneaux « Tbilissi » se succèdent jusqu’au bout, plus de problème.

Toujours pas de GPS. Uniquement aidés par notre feuille de route nous parcourons une dizaine de km en pleine ville, la circulation est très intense et sur les dernières centaines de mètres,  ne prenons pas la bonne sortie. A quelques mètres une petite station service : arrêt et derrière nous un taxi. Aussitôt le taxi est réquisitionné pour nous guider jusqu’à l’hôtel. Surpris par une telle demande, il le fait avec beaucoup de gentillesse, il était avec sa fille dans la voiture, et c’est avec son GPS qu’ils nous ont guidés, il n’a pas enclenché sont taximètre et à l’hôtel ne voulait pas accepter notre paiement, nous les gratifions d’un billet.

Vendredi 24 juillet - Tbilissi

 

Voici ce que Frédérique propose sur notre road-bock pour visiter Tbilissi.

De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet  au 1er Septembre 2026

Samedi 25 juillet - Tbilissi Bakou

 

Dans 47 km la frontière de la Géorgie mais surtout l’entrée en Azerbaïdjan, le rendez-vous est fixé à 9h. Cette frontière est très appréhendée par nos organisateurs depuis un an !!

Cela dure 3h 30 pendant lesquels ils nous mènent de guichet en guichet, parfois éloignés l’un de l’autre.

Organisation incompréhensible, c’est ainsi.

En  Azerbaïdjan les policiers arborent un uniforme à la soviétique avec une casquette démesurée.

Les douaniers contrôlent minutieusement les camions stationnés au-dessus d’une fosse.

 

En route pour Bakou : le pays est très plat, les villages disséminés présentent une architecture soviétique toutes  les maisons individuelles se ressemblent, aucune personnalisation, pas de fleurs, quelquefois quand même des jardins potagers biens verts.
Pas de minarets, seulement des « marabouts », petites constructions carrées avec une petite coupole. Il y aurait 90% de musulmans néanmoins !!

La 2 CV affronte un vent contraire violent sur tout ce trajet plein Est. La chaussée de droite est déformée par les poids lourds, il est plus agréable d’utiliser celle de gauche tant qu’une voiture rapide ne nous ramène sur la droite. Personne ne double sur la voie d’urgence.
Les radars placés sur des portiques au dessus des glissières centrales sont très fréquents et le flux se ralentit très sensiblement à leur approche.
Dans ce pays la « peur du flic «  est manifeste -à juste titre

 

La Mer Caspienne est toute proche,

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Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde

3 Mars 2025

Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde

1er Mars 2025.

 

Arrivés à Buenos Aires sans encombre, envol vers Ushuaia dans un avion affrété spécialement par Ponant, notre compagnie de navigation. Seulement 45 passagers pour un Boeing de 200 places.

Promenade en bus dans les environs d’Ushuaia, vers un belvédère d’où l'on découvre que malgré la latitude la végétation reste très dense, c’est la forêt subantarctique de hêtres. Le fond de la large vallée glaciaire est une tourbière, pratiquée en hiver par les skieurs et les motoneiges, aujourd’hui c’est l’automne ici la tourbière prend une teinte rouge. A 600 mètres d’altitude la végétation disparait et sur les hauts sommets, la neige est éternelle.

Un magnifique restaurant propose des méchouis où plusieurs agneaux grillent très lentement autour d’un foyer.

Un régal !

Embarquement à bord de l’Austral, le voyage commence en fin d’après-midi.

Premier arrêt en face de Port Williams dans le détroit de Beagle où un pilote chilien monte à bord. Les conditions météo étant exceptionnelles, le Commandant décide d’envisager pour le lendemain matin une navigation jusqu’au Cap Horn puis d’en faire le tour avant de continuer comme c’était prévu initialement vers les îles Malouines. Il faudra revenir à Port Williams pour débarquer le pilote comme l’exige le règlement.

Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde
Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde

2 Mars 2025.

Mer plate, vent nul, ciel bleu, température agréable.

Ici cela ne doit se produire qu’une fois par siècle !

Il est donc indispensable de découvrir le cap Horn, le Ponant jette l’ancre aux pieds du phare et depuis la marina de l’Austral aménagée à l’arrière du bateau nous embarquons sur les Zodiac.

Première étape, monter jusqu’au Fort, des marches sont aménagées et la pente est rude.

Quelques instants plus tard, se trouver au pied du phare le plus extrême du monde est une grande émotion. C’est un moment unique dont nous nous souviendrons à tout jamais.

Revenus à bord, l’Austral fait le tour de l’île du cap Horn. On réalise mieux l’aspect mythique de ce site, c’est escarpé, terrifiant dans les conditions habituellement si âpres qu’ont vécu tant de navigateurs.

Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde
Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde

Lundi 3 Mars

 

Hier soir c’était la soirée de gala et en rentrant de notre excursion au Cap Horn, nous avons trouvé sur notre lit une invitation personnelle pour dîner à la table du Commandant, et évidemment Caroline était à sa droite.

Nicolas Jouslin de Noray est un breton de Brest, jeune père de famille de 4 enfants, d’une très grande simplicité, très heureux de son métier dont il nous a fait découvrir quelques aspects particuliers relatifs aux destinations de la compagnie Ponant.

Menu « grande classe » et service du Tonnerre … de Brest !!

Aujourd’hui c’est de la navigation, direction les îles Falkland. Sur cette croisière les naturalistes sont surtout des ornithologues. Deux conférences sont présentées et ils jubilent à l’idée de nous faire découvrir ce monde d’oiseaux si exceptionnel aux Falkland pendant 5 jours.

La mer est creusée. Lorsque nous circulons dans les couloirs on pourrait dire que nous avons un coup dans le nez, mais il n’en est rien ce n’est que le roulis à moins que ce ne soit le tangage …

Heureusement, dans la nuit le calme revient, et un beau soleil nous accueille au réveil.

Notre cabine est à tribord et comme nous remontons vers le Nord, le lever de soleil est pour nous !!

Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde

Mardi 4 mars AM

 

L’ancre est jetée à l’île de Bleaker, au sud des Malouines, le matin de bonne heure.

L’île est en partie « réserve Nationale ». Manchots gorfous, manchots royaux, huitriers noirs et grande colonie de cormorans impériaux : au total ce sont près de 50 espèces d’oiseaux qui demeurent ici.

Une partie de l’île est recouverte par une plante endémique : tussock. C’est celle de la photo, elle a la particularité de construire en quelque sorte un monticule autour du pied, elle atteint un mètre cinquante. 
Pour cette matinée une randonnée pédestre est prévue pour découvrir toute la diversité d’une colonie mixte de manchots et cormorans qui se mêlent les uns aux autres, sans agressivité aucune, et semblent s’ignorer mutuellement.

A cette période de l’année les manchots finissent leur mue. Cela dure un mois, ils perdent le tiers de leur poids, perdent leur duvet, ce qui les rend très fragiles jusqu’à ce que leur plumes définitives n’apparaissent.

Ils sont installés au bord d’une falaise, on peut les approcher de très près sans les effrayer. Le soleil est de la partie : c’est une matinée magnifique.

Bientôt, quand ils auront terminé leur mue ils quitteront tous cet endroit. Ils reviendront au même emplacement deux ans plus tard lorsque leur maturité leur permet de se reproduire.

Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde
Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde

Mardi 4 mars PM

 

14h30 débarquement pour la ville de Stanley - Capitale des Malouines. Cette fois-ci nous débarquons à bord d’une des deux chaloupes de l’Austral.

A chaque débarquement une partie du personnel peut participer avec nous aux excursions - ils sont 150.

Stanley est une ville de 3 000 habitants sur les 4 500 de l’archipel des Malouines. Le Gouvernement y siège avec huit chanceliers, sorte de super ministres dont trois représentent les exploitants fermiers. Ils décident des besoins en nombre d’habitants de la ville, construisent les maisons ainsi que les bâtiments publics nécessaires avant d’accueillir les nouveaux résidants qui ont signifié - avant de venir - qu’ils souhaitent rester sur le territoire.

Les jeunes enfants jusqu’à 9 ans ont des écoles en ville bien sûr et dans des regroupements fermiers. Jusqu’à 16 ans ils sont regroupés à Stanley, ensuite, sauf s’ils ne le souhaitent pas, ils peuvent partir en Grande Bretagne ou en Nouvelle Zélande pour des études supérieures. 70% de ces jeunes reviennent vivre aux Falkland !!

L’excursion se fait en bus avec une guide anglophone et un des naturalistes traduit et transmet nos questions. Pas de piétons dans les rues, les gens se déplacent en voiture.

La ville est coquette, les maisons style nordique, colorées, entourées de petits jardins avec souvent des serres. Il n’y a pas d’immeuble et aux alentours des bâtiments industriels dont beaucoup de pêcheries puisque la pêche est le revenu principal de Stanley. Le tourisme est devenu le 3° revenu du pays, l’élevage des moutons était le principal revenu, il n’est plus que le second.

La Grande Bretagne est restée très attachée aux Malouines (les britanniques disent les Falkland) depuis la guerre de 14. En 1918, les allemands qui quittaient le Cap se sont dirigés vers les Malouines pour les anéantir, mais les Britanniques ont coulé l’un de leur navire de guerre : plus de 2 500 allemands ont péri.

Depuis, les Britanniques gardent une force militaire très importante sur le territoire.

C’est pourquoi, en 1982 pendant la guerre dite « des Malouines » les Argentins ont perdu cette guerre.

Une stèle de madame Thatcher qui gouvernait la Grande Bretagne à ce moment est à côté du monument aux morts, très imposant.

 

 

 

 

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5 mars.

 

Le journal de bord d’aujourd’hui prévoit une découverte de l’Ile Barren - site exceptionnel de reproduction de manchots et cormorans - et l’après-midi traversée du détroit des Malouines pour atteindre au Nord d’autres îles (en tout aux Malouines il y a 750 îles).

Sur la carte jointe on repère bien les deux principales îles : celle de l’Est sur laquelle nous étions ces derniers jours et celle de l’Ouest.
L’Austral jette l’ancre à côté de l’île Barren tout au Sud de l’île de la grande île de l’Est. Malheureusement le vent est à plus de 50 Km/h, les vagues déferlant sur la marina : impossible de naviguer en zodiac et d’échouer sur une plage… l’expédition est annulée.

Pour la première fois, un navire de croisière allait emprunter ce chenal. Il est peu profond et quelques écueils le rendent dangereux. Il a été annoncé que pendant cette traversée la Passerelle serait interdite aux passagers, les dangers inhérents à ce parcours nécessitant une grande vigilance.

Le projet est à nouveau étudié de près mais il est finalement annulé. L’Austral va rejoindre cette nuit le Nord des Malouines en passant par l’Est pour se mettre à l’abri relatif du vent d’Ouest particulièrement violent. La nuit est très agitée, de nombreux passagers en parlent mais pour nous deux : elle fut très bonne !!

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Jeudi 6 mars

 

Alexandre vient de débarquer du Zodiac sur l’île Carcass au Nord-Ouest de l’archipel des Malouines.

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Il y a une petite marche de 30 minutes environ avant d’arriver sur la grande plage où les manchots vivent en colonie. C’est la période de mue, les manchots royaux adultes restent à côté des deux poussins pendant un mois pour les protéger. des prédateurs.

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Les poussins comme ces deux petites boules grises de duvet perdent la moitié de leur poids et semblent très épuisés. Habituellement leur queue ne touche pas terre lorsqu’ils sont debout.

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D’autres ont terminé leur mue et il nous semble qu’ils s’approprient les éléments : ils courent sur la plage les uns derrière les autres, brusquement font demi tour, ou encore font un petit plongeon dans l’eau… de vrais petits enfants !!

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Caroline pose devant la colonie de manchots gorfou : les poussins perdent tant de duvet que le sol est vraiment jonché de ces minuscules petites plumes. Les couleurs sont très claires tout autour de nous sur ce site : le sable blond, les petites plantes vert clair et ce duvet gris très clair.

Vendredi 7 mars

 

Encore une colonie de manchots !!!

Mais oui ! pour l’atteindre il faut grimper 1/2 heure sur une piste très noire au milieu des tussocks.
Arrivés en haut, le terrain devient glissant, en approchant du bord de la falaise parmi les nids des manchots d’autres oiseaux dont beaucoup d’albatros avec leur poussin, celui-ci sur la photo est niché sur une « cheminée » que les parents ont édifiée !

Sur ce site, une grande variété d’autres oiseaux vit sur place, ils ont un rôle social.

Ils nettoient les déjections, en effet les parents albatros captent leurs proie en mer, les digèrent à moitié et lorsqu’ils reviennent à terre pour nourrir les poussins, ils crachent une sorte d’huile rouge orangée dans le bec de leur petit, tout n’atteint pas le poussin, et le reste tombe au sol, les poussins ne peuvent la récupérer et les oiseaux s’en emparent.

L’albatros en vol est splendide, mais étant très imposant, il est très maladroit lorsqu’il atterrit. Nous assistons à ce spectacle assez inouï. L’envol se fait comme pour le para-pente : vent debout à partir de la falaise.

Un autre spectacle est offert : un jeune cormoran enfouit profondément sa tête et son cou dans le gosier du parent qui revient de la pêche

Des accidents se produisent bien sûr et les oiseaux prédateurs sont là pour se précipiter sur l’accidenté afin de le partager : urubus à tête rouge, caracaras et autres servent de « croque-mort » mais évitent aussi l’approche d’éventuels rats qui eux en plus transmettent les maladies.

 

 

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Sur le chemin du retour, ce magnifique albatros à sourcils noirs niche si près que nous faisons un détour de quelques mètres pour ne pas le déranger. Il est vraiment splendide avec son bec jaune et ses yeux qui semblent maquillés…

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Pour touts ces sorties nous mettons nos parkas Ponant sur un Tee-shirt, c’est le vent qui est le plus gênant, la température est de 12°, le soleil était là mais les nuages arrivent et lorsque nous débouchons sur la plage d’embarquement des Zodiac, un rayon de soleil éclaire l’Austral qui paraît tout blanc : voici la photo !!

 

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Et pour finir cette belle journée : voici une épave sur notre parcours, cherchez bien, il y a 3 oiseaux qui y ont élu domicile !!

Samedi 8 mars

 

Débarquement sur l’île Steeple Jason, la plus au Nord et à l’Ouest de l’archipel, accueillant la plus grande colonie d’albatros à sourcils noirs du monde.
Ils vivent avec de nombreux manchots et nous assistons à des scènes de ménage, on « se prend le bec » !!

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Plus loin sur la plage, nous découvrons une colonie de manchots gorfou sauteurs. En voici un qui a trouvé un rocher un peu plus chaud et fait un brin de sieste.
Ces manchots ont la tête noire, des sourcils jaunes qui forment des aigrettes tombant sur le côté et au milieu une aigrette noire. Ils mesurent entre 40 et 45 cm et pèsent entre 2 et 4 kg.

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A côté des zodiacs, au retour, quelques canards, dressés sur une patte pendant que l’autre patte se réchauffe dans leur plumage…. pour le moment, ils semblent n’avoir rien d’autre à faire.

 

Cette sortie était très boueuse et glissante, en arrivant pour réembarquer, deux petits « lave-bottes » sont là avant de grimper sur le Zodiac.

Ce sont des bacs remplis d’eau avec deux brosses latérales qui sont fixées et une brosse au fond du bac également.

Nous montons sur le Zodiac avec les bottes presque propres, mais attention, une fois à bord de la marina de l’Austral, il y a encore une séance de lavage de bottes dans des bacs, et cette fois un membre d’équipage nettoie nos semelles au karcher !

Avant de monter les premiers escaliers nous passons dans un autre bac rempli d’un produit désinfectant, ensuite un membre de l’équipage scanne notre « carte d’identité Ponant » afin d’être certain que tous les passagers qui ont quitté le navire, remontent bien à bord.

Avant de rentrer dans le salon, nous quittons nos bottes avec des tire-bottes installés à côté des fauteuils du pont.

Nous pouvons alors « fouler » sans salir la superbe moquette du salon !!

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La fin de l’expédition : nous quittons l’île Jason en direction des côtes de l’Argentine.

Le vent d’ouest est très fort, la mer se creuse de plus en plus mais notre navire dispose de stabilisateurs vraiment très efficaces. Dans ces moments-là, dans tous les couloirs du navire, des pochettes contenant des petits sacs étanches sont à la disposition des passagers en difficulté.

Ni l’un ni l’autre ne sommes gênés par l’état de la mer, le lendemain quelques personnes racontent qu’elles ont été un peu indisposées : rien de grave !

La première escale argentine est prévue à Camarones, (cela signifie : crevette, ce port était un centre de pêche intensive de la crevette, d’où son nom). Une houle de 4 mètres rend l’escale impossible et nous continuons vers Puerto Madryn sur la Péninsule de Valdes.

L’Austral est à quai et un bus nous embarque pour un trajet assez long jusqu’au Nord de Valdes : Punta Norte.

Par un heureux hasard notre guide, notre chauffeur et nos deux naturalistes (Petra & Alain) nous tiennent en haleine tout au long du trajet de plus d’une heure. Le chauffeur a l’œil, et lorsqu’il aperçoit un animal étrange, il s’arrête, fait marche arrière pour permettre à tous les passagers de prendre les meilleures photos.

La circulation est quasiment nulle, seuls les touristes qui se dirigent vers les haciendas du bord de mer l’empruntent. Ces grands propriétaires terriens élèvent des moutons mérinos et ont adapté les bords de mer de leurs propriétés, là où les animaux marins sont installés depuis des générations en parcs protégés par l’administration de la province.

Les paysages sont à peine vallonnés, il n’y a pas d’arbres, des petits buissons fleuris d’une quarantaine de centimètres, guanacos et moutons broutent une herbe rase qui pousse sur un sol balayé par les vents de la Cordillère des Andes ou les vents marins en permanence. Quelques petites éoliennes émergent de-ci de-là au milieu des champs tous clôturés pas des barbelés. Les éoliennes pompent une eau saumâtre pour abreuver les troupeaux.

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Arrivés en bord de mer, c’est le spectacle des colonies de lions de mer avec leurs petits, et les manchots de Magellan (ceux qui creusent des terriers pour s’abriter du vent et couver leurs œufs).

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Mercredi 12 mars.

 

L’Austral est à quai, même les gens les plus sensibles au mal de mer n’ont pas souffert jusqu’à présent. Une nuit à quai a mis tous les passagers de bonne humeur, et nous embarquons sur un grand zodiac d’une capacité d’au moins 25 places. Sur la photo Alexandre - comme les autres passagers - semble un peu engoncé dans son gilet de sauvetage qui n’est pas vraiment gênant en fin de compte !!

Au sud de Puerto Madryn, nous longeons des falaises avec de belles grandes maisons et puis des plages, dont une est aménagée en centre de plongée, mis en place par un passionné qui y a coulé des épaves… de nombreux camping-cars sont sur la plage eux aussi.

Nous arrivons sur une plage où une colonie de lions de mer avec leurs petits de deux mois se prélassent, les juvéniles s’approprient le milieu marin, mais ne s’aventurent pas loin du bord, ils ne vont pas plus loin que là où ils ont ‘’pied’’.

Le lion de mer, membre de la famille des otariidés, est également connu sous le nom d’otarie. Les otaries existent depuis environ 25 millions d’années. Elles font partie des pinnipèdes, des mammifères aquatiques dont les membres se sont adaptés en nageoires. Le mâle est 3 à 4 fois plus imposant que la femelle, il peut mesurer trois mètres et peser une tonne. Malgré ce poids, à terre il se déplace avec agilité, se met debout sur ses 4 nageoires, parvient à courir et à escalader les rochers du bord de mer. Il est un excellent nageur, mais ne tient en apnée que 2 minutes, et de ce fait ne descend pas à plus de 50 mètres sous l’eau. Il reste donc près des côtes et se nourrit de petits poissons, de mollusques de calmars et de poulpes.

Le mâle forme un harem, défend farouchement son territoire en se livrant à des combats rituels impliquant grognements, rugissements, coups de tête et morsures parfois sévères ; pour s’en préserver, son cou est garni d’une crinière très fournie, la peau à cet endroit est très épaisse et recouvre une imposante couche de graisse.

Plus haut sur la plage, dans les falaises de calcaire blanc, une colonie de cormorans est installée.

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Jeudi 13 mars

 

Puerto Madryn quitté hier midi, direction Buenos Aires. A bord les passagers se sentent à la fin d’une belle histoire, nous deux, sommes zen en pensant aux 26 jours à bord de l’Austral sans changer de cabine pour ne quitter Las Palmas que le 8 Avril !!

Ce soir le Commandant Nicolas Jouslin de Noray nous invite au traditionnel Cocktail de l’Aurevoir. En arrivant dans le couloir du Pont 3 on est accueillis par le Commandant et la Directrice de Croisière (Pauline), le Maître d’Hôtel offre uns coupe de champagne et nous rentrons dans le salon en passant devant la haie d’honneur de tous les officiers, naturalistes et personnel administratif qui sont sur leur 31. Les jeunes femmes sont toutes plus élégantes les unes que les autres, très à la mode avec leurs plus beaux sourires.

Le Commandant présente ensuite tout l’équipage : cuisines, ménages (philipins) et entretien du bâtiment.

Il fait ses adieux et nous invite a rejoindre le Pont 2 pour le Dîner de Gala que nous passons avec nos nouveaux amis : Roselyne et Daniel. Sur la photo, de gauche à droite : le Médecin Bernard Manuel, l’Ambassadrice de voyages (Marica, celle qui vend les futurs voyages aux passagers) et notre Commandant.

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Cette nuit, à 3h18 une éclipse totale de la lune avait été annoncée. Caroline ne veut rien rater, elle se lève, s’habille et file au Pont 6 - de proue - pour photographier.

Le résultat n’est pas vraiment à la hauteur, mais sur le site de « l’Observatorio Central » de Buenos Aires, la photo est parfaite. Contrairement aux éclipses du soleil, les éclipses de lune - même totales - restent visibles en rouge. Ceci est dû à la diffraction de la lumière à la périphérie de la terre, les plus basses fréquences rouges sont suffisamment déviées pour que la lune reste éclairée.

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Vue par notre appareil photo dans des mauvaises conditions.  

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Vue dans nos jumelles.

Vendredi 14 mars

 

Quelques heures plus tard, très au Nord dans l’estuaire, près de Montevideo, au lever du jour, l’Austral ralentit (nous avions été prévenus) une chaloupe s’approche et trois pilotes argentins montent à bord. Ils resteront jusqu’au débarquement samedi 15 mars au matin.

Le Rio de la Plata est l’estuaire commun aux Rio Parana et Uruguay, formant sur la côte Atlantique Sud-Américaine une entaille de 277 km de long. Selon les géographes, le Rio de la Plata est considéré comme un fleuve, un estuaire, un golfe ou une mer.

La navigation jusq’à Buenos Aires est délicate : les fonds ne sont pas stables, un chenal très étroit est dragué à 10 mètres et balisé. La profondeur de l’estuaire est en moyenne de 11 mètres, notre tirant d’eau est de 5 mètres !!

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Samedi 15 mars

 

Les passagers débarquent très tôt et l’appareillage est prévu à 18 h, les nouveaux passagers arriveront dans l’après-midi.

Le soleil disparait derrière les buildings de Buenos Aires.

L’Austral quitte le quai, le nouveau Commandant - Rémi Génevaz - surveille la manœuvre depuis la passerelle. C’est le début de notre seconde croisière : traversée de l’Atlantique, destination : les Canaries. (16 jours de navigation).

La passerelle est ouverte aux passagers à deux reprises dans la journée et les Officiers qui nous accueillent sont heureux de nous parler de leur métier.

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Pendant la première navigation de Ushuaïa à Buenos Aires l’Austral a parcouru :

2 658.63 MN (milles nautiques) soit : 4923.78 km ( 1 MN =  1,852 km ).

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Dimanche 16 mars

 

L’Austral va nous conduire jusqu’aux Canaries.
La traversée de l’Atlantique, quelle affaire !!

L’Océan Atlantique, l’un des cinq grands Océans de la Planète, est le deuxième plus grand Océan par sa superficie de 106 640 000 km2, juste derrière l’océan Pacifique. Son existence remonte à environ 180 millions d’années, par suite de la séparation des plaques tectoniques.

 

Mardi 18 mars

 

Nous avons pris nos marques et la partie de Scrabble après le déjeuner est considérée avec amusement par les autres passagers à qui nous ne nous proposons pas de jouer… pourquoi ?

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Mercredi 19 mars

 

Une leçon sur la migration des orques (épaulards).

La migration des orques est un comportement fascinant et complexe qui varie considérablement en fonction de la population et de la région. Contrairement à certaines espèces qui ont des routes de migration fixes, les déplacements des orques sont principalement dictés par la disponibilité de la nourriture et des facteurs environnementaux. Il existe trois principaux types de population d’orques : résidentes, nomades et offshore.

Les orques résidentes, que l’on trouve dans des endroits comme le Nord-Ouest du Pacifique, tendent à suivre les schémas de migration de leurs proies, notamment des poissons comme le saumon. Elles restent généralement dans des zones côtières spécifiques, se déplaçant de manière saisonnière en fonction de l’abondance des poissons.

Les orques nomades, quant à elles, sont imprévisibles et parcourent de plus grandes distances pour chasser des mammifères marins tels que les phoques et les lions de mer - sans dédaigner les manchots.

Les orques offshore, vivant loin des côtes, sont connues pour parcourir de vastes régions océaniques à la recherche de bancs de poissons. Cette recherche de nourriture leur fait parcourir des milliers de km.

Le soir au dîner le Médecin du Bord - Bernard Manuel - était à notre table.

Très enclin à évoquer son cursus de médecin généraliste en Isère, puis spécialisé dans la médecine de la marine pour les expéditions de l’Antarctique et finalement chez Ponant pour finir la carrière !!

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Jeudi 20 mars

 

Cet après-midi visite des machines.

 

Il est dorénavant interdit de pénétrer dans la salle des machines comme on l’a fait en 2015 au cours de notre précédente croisière sur l’Austral.

Nous sommes accueillis par un jeune technicien dans le minuscule périmètre de commande des machines. Deux autres techniciens sont à leur bureau, et la « visite » va se faire uniquement sur écrans d’ordinateurs.

 

Voici les photos prises sur écran d’ordinateur :

moteur thermique

arbre d’hélice

armoires électriques

stabilisateur (seulement visible au cours d’une mise en cale sèche)

écran de surveillance de la production des eaux

 

Intéressante visite et explications d’un passionné qui veille sur « ses » machines.

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Moteur diesel 2 - arbre d'hélice 2Moteur diesel 2 - arbre d'hélice 2

Moteur diesel 2 - arbre d'hélice 2

Armoire électrique - Stabilisateur (rétractable)Armoire électrique - Stabilisateur (rétractable)

Armoire électrique - Stabilisateur (rétractable)

La gestion de l'eau ne supporte aucune défaillance

La gestion de l'eau ne supporte aucune défaillance

Dimanche 23 Mars

 

Le pot-au- noir

Le pot-au-noir, zone de convergence intertropicale est une région météorologique située près de l’équateur, où convergent les alizés de l’hémisphère Nord et ceux de l’hémisphère Sud.

Cette rencontre crée une zone de basse pression marquée par des conditions météorologiques instables, comme des calmes prolongés, de fortes pluies, et des orages intenses.

L’air chaud et humide monte rapidement dans cette zone, engendrant une forte humidité et des précipitations fréquentes, souvent accompagnées de vents capricieux. Cette absence de vents réguliers, qui peut durer plusieurs jours, était autrefois un défi redouté par les marins, car elle immobilisait les navires à voile, les laissant parfois dériver sans moyen de progression.

Le pot-au-noir joue un rôle essentiel dans la circulation atmosphérique globale, affectant le climat tropical et contribuant à la formation de cyclones dans les régions environnantes.

Nous voilà dans le pot-au-noir !!

Mer calme, ciel très bas, petites pluies intermittentes, très forte humidité - tout est moite sur les ponts - mais pas de cyclone !!

Lundi 24 mars

 

Vers 18h30, l’équateur est franchi.
A midi au repas nous avons rencontré le Commandant et lui avons demandé l’autorisation exceptionnelle de nous rendre sur la passerelle pour photographier les GPS à cet instant précis.

Au même moment une célébration du passage de l’équateur est organisée sur le pont 6 autour de la piscine- code vestimentaire blanc - et bien sûr, le Commandant fait un petit discours que nous n’entendrons pas puisque nous sommes sur la passerelle. Il a prévenu l’officier de quart qui nous a accueilli qu’il fallait déclencher la sirène à ce moment-là !!

L’aspect de la mer ne change évidemment pas, mais la sensation de passer en une fraction de seconde de l’hémisphère Sud à l’hémisphère Nord et le voir sur l’écran du GPS : c’est vraiment une énorme émotion !!

Temps calme, forte humidité sur les ponts extérieurs

Temps calme, forte humidité sur les ponts extérieurs

Pour passer l'équateur, Caroline a pris les commandes du navire

Pour passer l'équateur, Caroline a pris les commandes du navire

L'équateur est tout proche

L'équateur est tout proche

Explorateurs par Terre et par Mer autour du MondeExplorateurs par Terre et par Mer autour du Monde

Toujours au Sud  : 750 mètres avant l’Equateur  -  18h :36 :13

              au Nord :  37 mètres  après l’Equateur  -  18h :38 :22

25 mars

 

Jetons un coup d’œil sur nos aménagements intérieurs :

Le couloir du pont 3

Le couloir du pont 3

Chez nous, c'est la cabine 307

Chez nous, c'est la cabine 307

Admirez le confort !

Admirez le confort !

Mercredi 26 mars

 

La navigation nous semble calme, mais l’Austral trace sa route avec une houle de 2 mètres, quelques crêtes de vagues : c’est vraiment un navire confortable !

Depuis ce matin le ciel est vraiment gris mais il est encore bien agréable de prendre le petit-déjeuner sur le pont 3.

 

 

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A la surface de l’eau des algues sont apparues.

 

Sommes-nous déjà dans la mer des Sargasses car elles sont les mêmes : les sargasses !!

Bien que la mer des Sargasses soit bien plus au Nord Ouest - dans les Caraïbes -ces algues sont bien des sargasses.

Ces algues brunes s’étendent sur des kilomètres à travers l’Océan et constituent un lieu de reproduction, une source de nourriture et un habitat pour les poissons, les tortues de mer et les oiseaux marins.

Cependant depuis au moins 10 ans, les sargasses s’accumulent sur les plages où elles se décomposent rapidement, dégageant des gaz contenant de l’ammoniaque et du sulfure d’hydrogène provoquant unes forte odeur d’oeuf pourri, et dangereuses à respirer.

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27 mars

 

Depuis ce matin 4h30 nous sommes en vue de l’archipel du Cap Vert. Il comprend 10 îles et 5 ilots bien sûr tous volcaniques. Cet archipel a joué un rôle stratégique dans les routes du commerce Atlantique mais aussi dans le transport des esclaves vers les Amériques.

Nous avons donc parcouru : 3 600 milles (6 667 km) depuis Buenos Aires, à midi la profondeur était de 5 OOO m, la température de l’air :25°C celle de la mer : 24°C. Ces températures ont déjà baissé de 5 °C par rapport à l’équateur.

Vers 17h, à tribord, la dernière île du Cap Vert avec ses 3 volcans.

Passage prévu à travers l'archipel du Cap Vert

Passage prévu à travers l'archipel du Cap Vert

Volcans sur l'ïle Espargos la plus au NE de l'archipel du Cap Vert

Volcans sur l'ïle Espargos la plus au NE de l'archipel du Cap Vert

Notre position sur le point bleu ; prochaine côte Las Palmas

Notre position sur le point bleu ; prochaine côte Las Palmas

28 mars

Après demain nous passerons le tropique du cancer : nous quitterons la zone inter tropicale.

 

Ce matin petite révision de nos connaissances au sujet de Marco Polo, il y a un quizz ! Nous avons réussi à répondre à 6 questions sur 10

 

Et ce soir, forts de nos connaissances nous assistons à 45 minutes d’un spectacle de danse sur la scène du théâtre : Marco Polo.

Des images de Venise et d’extrême Orient défilent sur le grand écran au fond de la scène, les quatre danseurs en costumes d’époque, évoluent avec grâce et énergie sur une chorégraphie vraiment superbe.

29 mars

 

Pendant le repas, l’Officier sur la passerelle annonce la présence de petits dauphins à bâbord et tribord : toute la salle se lève et se précipite sur les ponts et près des hublots de la salle à manger, et effectivement des dauphins de moins d’un mètre évoluent gracieusement autour de l’Austral.

Après le repas d’autres bans de dauphins nous suivent aussi, un peu plus grands et nous arrivons à en faire une photo !!

Pourla première fois des dauphins s'amusent autour du navire.

Pourla première fois des dauphins s'amusent autour du navire.

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Dimanche 31 Mars

 

L’Austral aborde la Grande Canarie par le Sud Est. Les volcans sont petits à cet endroit, c’est aussi le champ d’éoliennes de l’Ile. En effet, la décision a été prise d’utiliser beaucoup d’éoliennes mais de n’en installer aucune autour des cités. Le tourisme étant la principale recette des Canaries, ils protègent au maximum les paysages. Un bon point !!

Las Palmas  est tout au Nord de l’Ile et de loin, dans le port une énorme Plateforme pétrolière est amarrée à un quai voisin de celui qui nous est réservé.

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Voici l’Austral qui pose sa passerelle sur le quai, c’est ensuite par là que nous descendrons et remonterons.

Les premières bennes qui s’installent sur le quai sont celles qui récupèrent les ordures.

Un peu plus tard une file de camionnettes arrivera pour charger du matériel dont beaucoup de denrées alimentaires fraîches. Nous allons à nouveau nous régaler avec les poissons les fruits … etc

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L’excursion de l’après-midi, nous emmène vers les Provinces du Nord sur la côte Ouest : à Arucas. Les routes sont très belles et traversent des paysages tourmentés. Des cactus et des figuiers de barbarie peuplent les pentes des volcans imposants, dans les villages des petits champs clos par des murets de pierres abritent des cultures de pommes de terre, de bananiers et de canne à sucre. Des variétés endémiques de plantes grasses et d’arbres impressionnants comme celui-ci devant l’Eglise bâtie en pierres taillées de lave sombre.

Après une agréable promenade dans cette vieille ville, c’est un jardin exotique !!

Au paravant c’était le jardin privé d’un très grand propriétaire terrien, passionné de plantes exotiques, c’est maintenant ouvert au public.

 

Une grande luxuriance, des arbres immenses, des variétés inouïes. Des bassins où nénuphars et tortues se partagent l’espace, et des paons - qui cet après-midi n’ont pas faut la roue !

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1er avril

 

La fin de la croisière Buenos Aires  Las Palmas.

 

4733,3 NM soit : 8766,07 km

 

Les passagers descendent ce matin très tôt et cet après-midi les nouveaux arriveront dont nos amis Christiane et Blaise.

C’est une journée à quai, matinée de liberté : allons voir l’Aquarium !!

Très belle structure sur les quais, et l'intérieur luxuriant avec l'originalité des plantes endémiques et tropicales des Canaries. On progresse dans une lumière tamisée ce qui fait encore mieux mettre en valeur les différents aquariums.

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Dans le port plusieurs énormes paquebots modernes à 12 étages sinon plus et un sympathique Trois Mâts allemand :  c’est ce que nous préférons vous montrer !!

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Suite 1er avril et 2 avril

 

Nous voilà réunis tous les quatre, Christiane et Blaise sont donc à bord depuis cet après-midi et nous fêtons cette arrivée ce soir avec une petite coupe de champagne.

Réunion d’informations et exercices d’évacuation ont occupé le temps avant le dîner et le programme de demain est chargé : il faut aller dormir pendant la navigation jusque’à Lanzarote, l’île la plus au Nord des Canaries.

Pour les excursions du jour, Christiane a choisi la Fondation Manrique et le jardin de Cactus. Et nous, une exploitation d’Aloé vera et les deux plus grandes réalisations de C.Manrique tout au Nord de l’Ile de Lanzarote.

César Manrique à Lanzarote est l’emblème et il le vaut bien.

La caractéristique principale de son art architectural est l'intégration de rochers, de pierres et de coulées de lave figées dans un lieu de vie harmonieux. Il utilise fréquemment des matériaux naturels bruts en contraste avec des formes rondes et douces façonnées à la main. Les couleurs utilisées sont souvent le noir et le gris (pierre de lave) ainsi que le blanc (calcaire et vernis). L'atmosphère de ces pièces artistiques est spirituelle et méditative, afin que la visite de ces lieux devienne un plaisir pour les sens. À l'extérieur des bâtiments, Manrique parvient aussi à nous surprendre avec des sculptures mobiles mises en mouvement par les vents alizés.

La visite commence par l’exploitation d’aloe vera. Cette plante a certes des valeurs thérapeutiques, les feuilles sont coupées et on en extrait un liquide transparent, visqueux. Ce liquide sert à produire un très grand nombre de produits  (gel, crème) et ils sont tous réputés pour apaiser tous les maux… je les essaye sur mon genou et je repars comme avant !!

Explorateurs par Terre et par Mer autour du Monde
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La seconde étape est un tunnel dans la lave….

C’est une réalisation de César Manrique, les terrasses ne sont pas apparentes, recouvertes de végétation vraiment identique à celle des alentours. Ne serait-ce que le parking sur lequel stationnent les bus des touristes, on n’imaginerait pas une telle réalisation.
On aborde le tunnel naturel par un couloir en pierres de lave, ce tunnel s’est formé pendant une coulée de lave, la croûte superficielle s’est figée pendant qu’à l’intérieur, la lave incandescente a continué de s’écouler puis la coulée s’est épuisée en laissant sa voute solidifiée en forme de tunnel. Par la suite ce tunnel a été partiellement inondé. César Manrique a profité de ce décor spectaculaire pour en faire un lieu de rencontre pour les habitants et les touristes : 2 pistes de danse, buvette, un peu au delà des jardins avec une piscine - celle-ci artificielle !!.

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Nous retrouvons Blaise plus tard sur le site du Mirador del Rio, tout au Nord de l’île conçu également par César Manrique.

 

Le panorama offert par l’immense baie vitrée en arc de cercle est l’attraction principale, vue sur un tout petit îlot et partout autour l’Atlantique !!

 

Christiane, elle, a été enchantée par le jardin de cactus. C’est une merveille !!

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Jeudi 3 avril

 

Au sud de Lanzarote, l’île de Fuerteventura : débarquement à Puerto del Rosario.

 

A la suite d’une longue promenade en car pour découvrir ces paysages toujours volcaniques au milieu desquels les autochtones parviennent à faire de l’agriculture sur les terrains les moins accidentés ils cultivent aussi beaucoup de maraichage sous serre dans les endroits où ils peuvent collecter l’eau des montagnes alentour.

 

 

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Notre guide évoque un phénomène assez particulier.

Sur les Canaries, on récolte ce qui pourrait ressembler à une infection que l’on retrouve sur les figuiers de barbarie comme ce que nous voyons sur les deux photos ci-dessous.

En fait c’est un petit insecte, la cochenille qui est élevé sur les îles Canaries, de forme arrondie qui, pour se protéger produit de l’acide carmique. Cet ether rouge est l’agent colorant du rouge carmin.

 

Elle a servi comme colorant naturel et a été très demandée par les industries alimentaires, cosmétiques et textiles. Actuellement, l’élevage de cet insecte, originaire du Mexique précolombien, est une activité qui reste surtout familiale.

C’est la femelle qui produit ce colorantyi, le mâle ne vit qu’un jour !!

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Vendredi 4 avril.

 

Ile de Tenerife : Santa Cruz de Tenerife.

Nous allons en car au Nord de l’île à La Laguna. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, La Laguna était la Capitale de l’île jusqu’en 1823, elle reste aujourd’hui le Centre Religieux et Culturel de l’île.

Longue promenade dans le centre ville, un petit tour du marché et de belles avenues, de très jolis bâtiments cossus, avec patios et dégustation de tapas en fin de promenade.

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Samedi 5 avril

 

Ile de La Palma : Santa Cruz de la Palma.

 

La première île des Canaries pour les Corsaires et aussi pour le retour des navires espagnols de l’Amérique du sud.

 

Cette île est différente des autres Canaries en raison de ses paysages naturels et spectaculaires et de sa beauté préservée. C’est l’une des rares îles des Canaries où l’on peut encore trouver une grande variété de paysages,  allant des plages de sable noir aux forêts verdoyantes.

 

Des forêts primitives ont trouvé leur place sur les versants ouest et sur les versants est, en étage, les bananeraies couvrent des très grandes surfaces. Elles n’ont pas de saison, elle produisent tout au long de l’année. Les bananes sont plus petites que celles des Caraïbes, un goût différent parait-il - mais nous n’avons pas eu le réflexe d’en acheter sur le marché.

L’île est productrice de canne à sucre depuis son arrivée des Caraïbes et possède des distilleries de rhum et produits dérivés. Une visite s’est imposée !!

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Dimanche 6 avril

 

Amarrage et débarquement à Estaca

 

Ile El Hierro, la plus jeune des îles de l’archipel (882 000 ans) ; aux Canaries les plus anciennes ont 20 millions d’années !!.
''El Hierro'' est la première au monde a être entièrement alimentée en électricité par des sources d’énergie renouvelable. Grâce à un projet ambitieux, El Hierro utilise un système combinant énergie éolienne et hydroélectrique pour répondre à ses besoins énergétiques, rendant l’île un modèle de durabilité écologique.

 

Les Canaries avaient énormément de chèvres qui vivaient librement, certaines seulement étaient domestiquées, et leur présence était vraiment nocive pour la végétation. Désormais il n’y a plus de chèvres en liberté, les élevages produisent des fromages aux normes européennes. Les bergers étaient tenus de se déplacer dans des conditions très difficiles dans ces montagnes volcaniques, ils utilisaient de très longues perches qui leur permettait de sauter au dessus de la végétation lorsqu’il y en avait, ou d’un bloc rocheux à l’autre sur les terrains volcaniques.

Un arrêt du bus devant cette statue «el salto del pastor» évoque ces prouesses devant nos amis Christiane et Blaise.

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La promenade en bus arrive au Mirador de la Peña au Nord de l’île.

Une vue splendide sur un phénomène géologique : une caldera de 15 km de diamètre - la deuxième au monde -.

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A ses pieds s’étend une plaine volcanique recouverte de vigne et d’arbres fruitiers, plus loin l’océan.

Pour y accéder un long tunnel  (1800 m) et tout près un éco-musée où l’on élève des lézards en voie de disparition et une reconstitution d’habitat du début du XXème siècle.

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Juste avant de rejoindre la vallée de la Estaca où l’Austral a mouillé : une vue exceptionnelle du port avec un bateau régulier, en provenance de Las Palmas entre dans le port.

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Lundi 7 avril

 

Ile de La Gomera débarquement à San Sebastian.

 

Cette île volcanique se dessine entre falaises découpées, vallées tapissées de palmiers et plages de sable noir. C’est au centre qu’on découvre une forêt exceptionnelle, la ''Lauris Silva'' dont la végétation préhistorique a été conservée grâce au microclimat de la partie NE de l’île. Cet écosystème unique, courant il y a quelques millions d’années dans les tropiques, constitue le Parc National de Garajonay. (UNESCO).

Les premiers habitants des Canaries étaient des berbères du Sahel : les guanches, Leur langage très particulier, le silio, est une langue sifflée utile pour communiquer à longue distance, il est tellement emblématique qu’il est toujours obligatoirement enseigné dans les écoles. Notre guide fait une petite démonstration, il ne faut pas s’aider des doigts dans la bouche !!

Ces sifflements peuvent traduire  une véritable conversation…

Ce langage a permis de se préserver des corsaires dès leur apparition lointaine.

 

 

Les Trois Frères.

Les Trois Frères.

Maquette de l'île de La Gomera  montrant son unique zone de verdure

Maquette de l'île de La Gomera montrant son unique zone de verdure

A l'horizon  : les îles de Tenerife et Gran Canaria

A l'horizon : les îles de Tenerife et Gran Canaria

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Heureuses ces deux croisiéristes. Quels bons souvenirs !

Heureuses ces deux croisiéristes. Quels bons souvenirs !

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