De Lyon à Pekin par la ''Route de la Soie'' - Du 11 Juillet au 1er Septembre 2026
11 juillet - Futuroscope
12 juillet - Futuroscope Lyon
Réunion, en face de l’entrée principale du Futuroscope des 32 équipages.
Parmi eux : 8 Peugeot, 2 Citroën (1 DS et une 2 CV ), le reste sont des modèles étrangers dont une très remarquable Bentley 1932 décapotable. Toutes ces voitures viennent de recevoir leur numéro et différents stickers, elles seront très remarquées tout au long du parcours.
La présentation des véhicules autour d’un énorme Brumisateur sous lequel les participants se rencontrent, renseignent les touristes étonnés d’un si beau spectacle et répondent aux interviews des journalistes des délégués touristiques chinois et autres curieux - tous bienveillants.
Départ du Futuroscope à la mode chinoise, dragons rouges et tambours.
Le ruban rouge est coupé le portique inaugural est franchi, et en route pour Lyon, première étape.
Ce n‘est plus la fébrilité des préparatifs, mais un étrange bonheur, celui d’aller vers Pékin par la route de la soie.
13 juillet - Lyon Turin
Début de matinée : rendez-vous aux services des Douanes de l’Aéroport Saint Exupéry de Lyon. Là, nos véhicules doivent être enregistrés pour pouvoir quitter l’espace Européen.
Comme chaque fois, notre organisation prend les choses en mains, il nous suffit d’attendre, premier départ à 12h, le notre : 12h25 et l’opération se termine à 14h41 !!
La 1ère feuille quotidienne que nous avons reçue indique les coordonnées GPS du but de l’étape. Ce soir c’est l’hôtel de Turin. Chacun choisit son itinéraire, soit par le tunnel de Fréjus (11 km), soit par les routes de montagne.
Franchir les Alpes par le tunnel de Fréjus est une expérience à ne pas manquer, maintenant c’est fait !
Dans ce tunnel il est exigé de tenir 150 mètres entre chaque véhicule, ce tunnel inspire toute confiance malgré son apparence vraiment pas esthétique.
Ensuite, viaducs et tunnels se succèdent ce qui n’empêche pas les italiens de rouler excessivement vite, sans être agressifs à notre égard, certains ralentissent derrière nous pour découvrir qui nous sommes grâce aux sticks collés sur la carrosserie.
Cette nuit nous dormons à l’hôtel Lingotto de Turin. L'hôtel est dans les murs de l'ancienne usine Fiat.
C’est une découverte, nous vous invitons à aller voir le site. : usine Fiat de Lingotto sur Wikipedia.
La partie transformée en hôtel est particulièrement réussie : architecture, confort, acoustique…
Les plafonds sont introuvables … à moins d’avoir des jumelles !
14 juillet Turin - Jesi (25 km d’Ancône )
Sur ce trajet, l’arrêt intéressant est la visite chez Ferrari de Modène. L’ayant déjà découvert lors de notre raid vers les Balkans, nous filons vers Bologne.
Deux seules choses à noter : rencontres bienveillantes de nos collègues dans les stations service et dépassements de files ininterrompues de poids lourds Européens, tous en très bel état et, inattendu, nous doublons une voiture russe.
A l’arrivée briefing traditionnel.
C’est le 14 juillet et en plus l’anniversaire de Christiane, l’apéro et la bonne humeur sont au rendez-vous.
Les amateurs de foot finissent la soirée dans un « petit » espace devant une « petite » télé et certainement une « petite déception »… L’Espagne ayant gagné 2 buts à 0, la France n’ira pas en finale de la Coupe du Monde 2026.
Jeudi 15 juillet - Jesi Ancône
La journée est libre, le rendez-vous pour l’embarquement au Port d’Ancône est fixé en fin d’après-midi. Rejoindre le bord de mer sans se presser, c’est notre objectif.
Pour y parvenir, la route longe une zone industrielle, une très grosse raffinerie, passe sous la voie du TGV et en face de nous : la mer.
C’est l’Adriatique, malgré un ciel voilé, elle est très bleue, et très calme. Pas de sable mais des petite galets !
Une longue route de bord de mer s’ouvre devant nous et de nombreux points de restauration côté mer. Du côté opposé, la voie ferrée des TGV rouges.
Une bonne bière bien fraîche et une salade de poulpe avec une légère brise de mer, c’est le moment d’aller tout en haut d’Ancône voir la Basilique San Ciriaco. Inévitablement plusieurs baroudeurs stationnent et profitent d’une vue plongeante sur la ville et sur le port et visitent cet
Le temps de nous regrouper sur le port, de permettre à tous les camions d’embarquer sur les ponts 3 & 4, c’est notre tour de grimper au pont 5 et de se garer sur un parking à l’air libre - ce qui n’est pas courant !
En quittant Ancône il faisait encore jour et nous avons pu profiter de deux sièges face à la mer et voir la côte est de l’Italie s’éloigner.
La traversée jusqu’à Igoumenitsa dure 22 h, la cabine est tout à fait confortable avec même un petit hublot, la mer plate, plus que calme. Au self le groupe a une zone réservée à notre groupe, les conversations vont bon train, on commence à faire connaissance. Nous avons la chance de dîner à côté de Frédérique, notre responsable et organisatrice du voyage.
16 juillet - Igoumenitsa Ioannina
L’arrivée en Grèce est émouvante, nous allons parcourir le nord de la Grèce, bien différente du Péloponnèse, loin aussi des souvenirs historiques, c’est plutôt la suite des Balkans.
La route est montagneuse, les tunnels succèdent aux viaducs, une longue file de camions occupe la voie de droite et l’envie nous prend de faire un détour pour découvrir Thessalonique, ville de la Grèce Antique, prospère sous l’Empire Ottoman, et aujourd’hui simplement une ville moderne.
La photo prise de notre chambre dévoile l’aspect de l’ immense plaine parcourue jusqu’à la fin de notre traversée de la Grèce
17 juillet - Ioannina Maroneia
C’est une longue étape de 540 km, et une épreuve car les files de camions ralentissent le flux, certains sont peu chargés ou assez puissants pour doubler les plus lents, nous roulons sur une deux fois 3 voies.
En arrivant dans ce charmant hôtel du bord de mer, Caroline croise une personne du groupe qui s’apprête à descendre à la mer…
Le sac de plage est vite sorti de la cantine installée sur la banquette arrière, et abandonnant Alexandre je pars pour un petit bain.
Bien sûr cela ressemble à la Méditerranée que nous connaissons tous, mais après une journée pareille, c’est du bonheur.
Et c’est la mer Egée !!
18 juillet - Maroneia Istanbul
Aujourd’hui on quitte l’Europe, après 87 km c’est la Turquie. Comme d’habitude les formalités douanières n’en finissent plus : 1h20.
Beaucoup de voitures immatriculées en France, les Turques vont en vacances chez eux. Ils manifestent une sympathie chaleureuse en nous voyant et nous leur distribuons les flyers du raid en remerciements.
Dans la queue interminable, la bobine de la 2 CV se manifeste empêchant le moteur de redémarrer, mais tout est prévu : 2 bobines sont fixées côte à côte. Bien souvent ce sont nos compagnons qui nous poussent avec des airs malicieux.
Sortis des postes frontières, les paysages sont très vallonnés, des pentes à 6% néanmoins, et nous avons compté 11 distributeurs de carburants - dont Total Energie les stations sont rutilantes. La Carte Bancaire est acceptée sans problème, de même pour les petits achats d’eau ou de casse-croûte.
Ce n’est pas une autoroute mais une 4 voies avec une bande d’arrêt d’urgence.
Le trafic des gros et très beaux camions est intense, et en même temps - c’est la saison des moissons - les tracteurs des exploitations agricoles voisines circulent, des petits camions chargés de bottes de paille également, beaucoup se mettent sur la BDA. La circulation est trépidante mais nous ne notons aucun accrochage.
Sur les bords de route - lorsqu’il n’y a pas de glissière - les marchands de pastèques et melons jaunes s’installent et les clients s’arrêtent.
Dans les régions d’élevage de bovins, lorsqu’il n’y pas de glissière, ce sont des vaches qui viennent sur la 4 voies brouter l’herbe qui pousse entre les deux glissières centrales. Nous en avons observées et constaté que les automobilistes locaux ralentissent un tout petit peu…
La confiance règne entre eux ?
Dès 150 km avant Istanbul, l’urbanisation devient très dense, les carrefours desservant les alentours et traversant la 4 voie sont nombreux, régis par des feux tricolores qui bloquent le flux : les embouteillages se multiplient.
Dès 150 km avant Istanbul, l’urbanisation devient très dense, les carrefours desservant les alentours et traversant la 4 voies sont nombreux, régis par des feux tricolores qui bloquent le flux : les embouteillages se multiplient.
L’agglomération d’Istanbul héberge 20% de la population turque soit 5 millions d’habitants.
Nous longeons la Mer de Marmara, nous sommes donc sur la côte ouest, le nouvel Istanbul. L’autre berge de la mer de Marmara est parsemée de magnifiques habitations, entourées de jardins luxuriants, et de chaque côté des collines s’élèvent, la vue est immense le nombre de minarets impressionnant. Plus impressionnant encore : le nombre d’immenses drapeaux qui flottent sur d’immenses pylônes.
Ces drapeaux symbolisent la Nation, ils sont plus hauts que tous les minarets, l’étoile blanche à 5 branches symbolise l’Homme debout, les bras étendus. Le drapeau Turque symbolise la devise de la Nation : « VIVRE ENSEMBLE »
Le pays est laïc, les petites Mosquées de quartier sont souvent voisines d’une Synagogue et d’une Eglise Chrétienne.
Il est prévu que nous prenions le pont le plus au Nord sur les trois qui franchissent le détroit de Bosphore. Le Bosphore est également traversé par un tunnel routier et un tunnel du métro.
19 Juillet — Istanbul
Le matin, visite du bazar. Enorme marché d’une architecture traditionnelle turque. Dans la première partie ce sont les épices, les graines (amendes, arachides, pistaches, noix de cajou, pois chiches) et les bijoux. Les échoppes sont très petites, les prix sont affichés et les vendeurs sont uniquement des hommes. Certaines échoppes proposent de déguster leurs pâtisseries et spécialités turques colorées et ruisselantes de miel et d’huile.
Les noms des épices sont affichés « comme là-bas ».
Dès l’arrivée le guide nous a prévenus : les prix à l’intérieur du marché sont très élevés, effectivement en sortant, tout autour, des échoppes proposent les mêmes produits à des prix nettement inférieurs.
C’est dimanche, les traditionnelles promenades du dimanche en famille en groupes de touristes (il y a un Costa sur le port) et les bandes de grands adolescents. Beaucoup de parents avec jeunes bébés ont de très belles poussettes.`
Les femmes autochtones portent en majorité le foulard. Au delà de la cinquantaine les femmes portent la robe noire longue, et les plus jeunes sont en jupes mi-longues et les plus jeunes encore en short ou jupette, bien sûr il y a quelques burkas noires, très couvrantes.
Du fait qu’il y en a peu on n’a pas la sensation « d’envahissement » comme en France parfois !!
10h30 : Embarquement sur un bateau-mouche pour des vues d’ensemble des deux côtés de la ville. La navigation commence au nord du détroit de Bosphore pour admirer le pont suspendu routier.
Le guide raconte :
Les vestiges romains, les envahisseurs arabes et les Croisés qui d’après lui auraient même tenté d’instituer une dynastie à Istanbul !!
Les différents aménagements de la ville marqués surtout par la position stratégique d’Istanbul relative aux commerces les plus importants de ce passage, les épices en premier à l’époque.
Dans son exposé le mot « côté européen » d’Istanbul et « côté Asie » est fréquemment utilisé.
Le passage de la Mer Noire à la Mer de Marmara est soumis à deux courants : le courant superficiel dépend de l’orientation du vent, mais les courants de surface et de profondeur ont leur propre action. En conclusion, la navigation pour les navires qui prennent le détroit est souvent risquée. Un pilote est toujours à bord de chaque navire.
Vue de notre bateau la Mer de Marmara est d‘un beau bleu et propre, vue du bord du pont que nous longeons pour arriver au restaurant, de nombreux détritus flottent.
Les prix des plus belles demeures historiques sur le bord de mer sont toujours en € ou en $, le nombre de zéros dépassant l’imaginable !!
C’est bien le côté du « paraître » que nous observons dans de nombreux comportements de clients des grands hôtels que nous fréquentons !!
Très agréable promenade en bateau puis restaurant sur les quai de la Mer de Marmara.
Cet après-midi ce sont les deux grands lieux saints d’Istanbul qui sont au programme : Sainte-Sophie (redevenue Lieu Saint) et la Mosquée Bleue.
Sainte Sophie est fermée, en travaux, des grues et des échafaudages culminent sa superbe coupole, nous nous dirigeons donc à la Mosquée bleue, à 500 m de là.
Pour y entrer on se couvre et dès l’entrée c’est admirable, sobre, lumineux et le bleu Turquoise qui entoure les innombrables petits vitraux tout autour du bas de la coupole donnent une note majestueuse aux quatre énormes piliers de marbre qui supportent la coupole.
C’est apaisant, proportionné, le silence règne : un très haut « lieu Saint ».
Sur l’emplacement réservé à la prière des hommes (au moins 1/3 de la surface de la Mosquée) une petite cinquantaine d’hommes prient - des hommes seuls à barbe blanche, de nombreux couple « père et fils » et des petits garçons font les fous sur les immenses tapis rouges qui recouvrent tout l’espace - de vrais petits cabris !
Personne ne leur demande d’être « sages » comme on nous le demandait de l’être dans les lieux Saints.
Le souvenir de ces beautés va rester gravé dans nos mémoires.
Une visite surprenante d’une très belle manufacture de vêtements de cuir nous attend ensuite au Centre. Défilé de mode par 2 mannequins, la coupe, l’élégance et la finesse des matières sont remarquables. En visitant le magasin à la suite, les vêtements qui me plaisent sont vraiment abordables compte tenu des critères : classe, chic, indémodables et pratiques. Les extravagances sont très coûteuses.
Bien sûr quelques « acheteuses » du groupe succombent !!
A l’hôtel nous sommes au 10 ème étage, au loin la Mer de Marmara et tout près la Mer Noire… de quoi faire de beaux rêves.
20 Juillet - Istanbul Göreme
C’est un grand détour ce 20 juillet, ATO veut nous faire découvrir le site rupestre de Göreme à 700 km de là.
Et demain le rendez-vous pour la visite est à 4 heures du matin, ceci afin d’assister au lever du soleil le 21 juillet 2026, à partir d’un ballon.
Un apéritif très convivial est organisé à l’arrivée, tout le monde trinque à l’anniversaire de Caroline.
Je suis très touchée par cette délicate attention.
21 juillet 2026 - Göreme
Il fait encore sombre et nous arrivons en car sur le site. Surprise : des centaines de ballons sont déjà en l’air et de nombreux autres s’apprêtent à l’ envol.
Notre nacelle est couchée sur le côté, retenue par des câbles reliés au sol. La nacelle ne sera libérée que lorsque le ballon sera gonflé par l’air chaud qui lui sera insufflé par un puissant chalumeau au gaz propane. Deux aides maintiennent l’embouchure ouverte pour bien capter l’air chaud. Peu à peu le ballon se met à la verticale, prend une belle forme sphérique, redresse la nacelle toujours retenue au sol.
Maintenant les aéronautes peuvent s’introduire dans la nacelle. C’est une petite œuvre d’art en osier, composée de huit petites cellules capitonnées où on peut s’installer à trois ou quatre personnes en enjambant la haute paroi de la nacelle.
Encore un coup de chalumeau, et la montgolfière s’élève. Près de trois tonnes à soulever avec un peu d’air chaud. Plus un souffle d’air, le vent impose la trajectoire. Comme elle dépend de l’altitude, des coups de chalumeau savamment dosés permettent de naviguer approximativement dans la bonne direction. Le ballon est muni d’une petite voile qui le rend orientable permettant d’observer sur 360°.
Saisis par le spectacle, le silence est total.
Admirer la géologie du Cappadocce vue du ciel est un moment inoubliable. Comment la tectonique et l’érosion peuvent produire de telles merveilles ?
Depuis l'Antiquité ces formations géologiques ont servi d'habitat, elles sont encore utilisées, voici un village.
22 juillet - Sivas Rize`
En sortant de la ville le paysage est très vallonné, au loin une chaîne de montagnes que nous devons franchir. Tout est cultivé, les champs bien délimités, tantôt verts, tantôt jaunes. Etonnement les moissons se terminent - donc bien plus tard que chez nous.
Notre vaillante 2 CV aborde les cols à 60 Km/h - il y en a deux à 2 000 mètres - c’est très satisfaisant !
Plus haut sur le fait des montagnes on aperçoit des plaques de neige.
En redescendant les cultures changent : des arbres fruitiers, (cerisiers, pruniers, abricotiers, pêchers) et de très nombreuses serres : ce sont des tomates !!
Aucun restaurant ne propose des fruits murs, ce sont de très beaux « cailloux » très colorés…
La descente continue, au moins 30 tunnels pour traverser les dernières montagnes, l’autoroute est splendide, il n’y a pas de péage automatique ou avec un préposé, nous règlerons en quittant le pays à un guichet spécial.
22 juillet - Sivas Rize`
En sortant de la ville le paysage est très vallonné, au loin une chaîne de montagnes que nous devons franchir. Tout est cultivé, les champs bien délimités, tantôt verts, tantôt jaunes. Etonnement les moissons se terminent - donc bien plus tard que chez nous.
Notre vaillante 2 CV aborde les cols à 60 Km/h - il y en a deux à 2 000 mètres - c’est très satisfaisant !
Plus haut sur le fait des montagnes on aperçoit des plaques de neige.
En redescendant les cultures changent : des arbres fruitiers, (cerisiers, pruniers, abricotiers, pêchers) et de très nombreuses serres : ce sont des tomates !!
Aucun restaurant ne propose des fruits murs, ce sont de très beaux « cailloux » très colorés…
La descente continue, au moins 30 tunnels pour traverser les dernières montagnes, l’autoroute est splendide, il n’y a pas de péage automatique ou avec un préposé, nous règlerons en quittant le pays à un guichet spécial.
23 juillet - Rize frontière (Géorgie) Tbilisi
La 4 voies suit la Mer Noire jusqu’à la frontière de la Géorgie. Les formalités de douane durent 4h30. A la sortie, direction Batumi, 344 km en principe…
En abordant la route, c’est Dominique, membre du staff, responsable de la logistique qui nous précède dans un 4x4 ISUZU, c’est le véhicule 201. Nous lui « emboitons le pas » car il a travaillé en Turquie et connaît la région. Il s’agit de vraiment coller à son arrière afin que les conducteurs des autres véhicules comprennent que nous faisons tandem. Cela marche pendant un bon moment et puis des carrefours importants nous le font perdre de vue.
Le GPS est inopérant dans cette région. Nous stoppons dans un petit village pour acheter quelque casse-croûte et j’aborde un jeune conducteur dans une très belle voiture, lui demandant s’il parle anglais. Of course !!
C’est lui qui va nous conduire à l’entrée de l’autoroute qui est à 4 km de là.
Au même moment Frédérique notre organisatrice s’inquiète de ne pas nous avoir vu passer et consulte le site de la balise, elle nous envoie un message pour nous dire de faire demi-tour, mais nous sommes bien trop heureux d’avoir trouvé notre route aussi rapidement et ne lirons le message q’une fois arrivés à Tbilissi.
Toujours sans GPS (cette portion d’autoroute est en fin de construction et ne figure qu’en pointillé sur notre carte papier) nous ne savons pas du tout où nous sommes précisément. Devant nous une bretelle de sortie avec des directions, nous stoppons pour les retrouver sur la carte. Christiane et Paul avec leur ISUZU TROOPER s’arrêtent derrière nous inquiets, plus prévoyants que nous ils avaient un autre GPS. Ils proposent de nous précéder. Les panneaux « Tbilissi » se succèdent jusqu’au bout, plus de problème.
Toujours pas de GPS. Uniquement aidés par notre feuille de route nous parcourons une dizaine de km en pleine ville, la circulation est très intense et sur les dernières centaines de mètres, ne prenons pas la bonne sortie. A quelques mètres une petite station service : arrêt et derrière nous un taxi. Aussitôt le taxi est réquisitionné pour nous guider jusqu’à l’hôtel. Surpris par une telle demande, il le fait avec beaucoup de gentillesse, il était avec sa fille dans la voiture, et c’est avec son GPS qu’ils nous ont guidés, il n’a pas enclenché sont taximètre et à l’hôtel ne voulait pas accepter notre paiement, nous les gratifions d’un billet.
Vendredi 24 juillet - Tbilissi
Voici ce que Frédérique propose sur notre road-bock pour visiter Tbilissi.
Samedi 25 juillet - Tbilissi Bakou
Dans 47 km la frontière de la Géorgie mais surtout l’entrée en Azerbaïdjan, le rendez-vous est fixé à 9h. Cette frontière est très appréhendée par nos organisateurs depuis un an !!
Cela dure 3h 30 pendant lesquels ils nous mènent de guichet en guichet, parfois éloignés l’un de l’autre.
Organisation incompréhensible, c’est ainsi.
En Azerbaïdjan les policiers arborent un uniforme à la soviétique avec une casquette démesurée.
Les douaniers contrôlent minutieusement les camions stationnés au-dessus d’une fosse.
En route pour Bakou : le pays est très plat, les villages disséminés présentent une architecture soviétique toutes les maisons individuelles se ressemblent, aucune personnalisation, pas de fleurs, quelquefois quand même des jardins potagers biens verts.
Pas de minarets, seulement des « marabouts », petites constructions carrées avec une petite coupole. Il y aurait 90% de musulmans néanmoins !!
La 2 CV affronte un vent contraire violent sur tout ce trajet plein Est. La chaussée de droite est déformée par les poids lourds, il est plus agréable d’utiliser celle de gauche tant qu’une voiture rapide ne nous ramène sur la droite. Personne ne double sur la voie d’urgence.
Les radars placés sur des portiques au dessus des glissières centrales sont très fréquents et le flux se ralentit très sensiblement à leur approche.
Dans ce pays la « peur du flic « est manifeste -à juste titre
La Mer Caspienne est toute proche,
Dimanche 26 Juillet - Bakou Port Alat
Visite de la ville de Baku ce dimanche matin. C’est une
Bakou, capitale unique, cité née des caravanes de la Route de la Soie, enrichie par le pétrole au point de devenir l’une des villes les plus prospères du début du XX° siècle cherche aujourd’hui à se réinventer comme un grand carrefour économique entre l’Europe et l’Asie.
Cette première vue de Bakou avec son immense drapeau et derrière la Mer Caspienne d’un « calme plat » nous surprend beaucoup, et ensuite l’aspect moderne de la ville avec ces énormes grattes-ciel rutilants a effacé toute trace de vie à l’ancienne.
Pour la traversée de la Mer Caspienne, les autorités tardent à fixer le rendez-vous au Port, dans l'après-midi ils nous demandent de partager le groupe en deux : par manque de cabines nous voyagerons sur deux ferrys différents, notre premier groupe sera finalement dirigé vers le port à 19 h, le second restera à l'hôtel. Il y a 60 km, mais l’entrée dans le Ferry n’a été possible qu’à 5h du matin le lundi 27 juillet. Les autorités portuaires de l’Azerbaïdjan ont un protocole qui impose un va et vient inextricable entre les différents guichets
Les cabines sont disponibles, nous sommes 4 dans la même cabine mais avons douche et toilette personnelles.
Et la traversée vers le port Kuryk au Kazakstan pourrait commencer …
Deux heures plus tard, le petit déjeuner pris, le Ferry ne prend pas la mer et finalement nous annonce que le départ est différé à cause d’une tempête.
27 & 28 juillet à bord du Ferry.
La vie à bord est très sympathique, tout le monde est de bonne humeur, les bavardages, les rencontres et puis quelques activités de jeux et de gym douce, repos aussi dans les cabines climatisées : le temps passe…
Nous fêtons même l’anniversaire de Jules l’un des petits fils de Christiane et Blaise.
Le Ferry est récent : 4 ans, c’est un immense bâtiment adapté également aux transports ferroviaires sur 4 voies parallèles. Il dispose de plusieurs ponts dont l’accès est possible grâce à un ascenseur pouvant contenir six poids lourds.
Le matin du 29 la fin de la navigation approche. Le repas est à 11h car il faut changer d’heure. Accostage à Kurik au Kazakhstan. Descente dans les garages vers 18h pour en sortir à 21h ! - oui c’est ainsi. Débarquement spectaculaire, les énormes semi-remorques font des marches arrière réussies sur les 200 mètres sur le pont principal. Encore des formalités douanières, un casse croûte et nous quittons le port à 0 h30.
30 Juillet - Kurik - campement en yourte
165 km de route et arrivée dans un campement de yourtes deux heures plus tard.
La yourte est aménagée avec des lits, nous sommes 3 et le réveil est fixé à 8 heures !
Un sommeil bref, ce qui nous a permis de rattraper le retard pris dans le ferry pour retrouver le programme normal.
L’équipe 2 nous retrouve demain.
Mercredi 5 août - Samarcande
Journée de visite de Samarcande de points stratégiques en points stratégiques en bus. Le trajet longe un immense cimetière sur le haut d’une colline ceinturée par un rempart protecteur de la ville ancienne.
Nous grimpons sur un escalier dont les marches sont inégales, hautes et en briques. Ils remplacent le chemin sinueux emprunté par les humains et les animaux de charge qui participaient à la construction des immenses tombaux que les différents monarques se faisaient construire de leur vivant, se concurrençant mutuellement dans la splendeur de leur tombaux.
Mais la dernière série d’escaliers avait le pouvoir d’ouvrir la porte du Paradis à tous ceux qui décidaient de les gravir.
Le guide est un historien passionné. Nous arrivons ensuite avec lui à la place de la Résistance, site classé UNESCO. Projet de Tamerlan réalisé par des architectes Iraniens. Cette place comporte 3 monuments : une medersa, une mosquée, un caravansérail.
L’or de la medersa a été pillé par les soviétiques, une partie a été récupérée et redorée par des couches d’or plus fines.
Jeudi 6 Août - Samarcande Kokand - 480 km
Départ matinal à 7h40 et recherche de carburant, la sortie de la ville est propre, des vignes au bord de la 4 voies.
A Samarcande énormément de végétation et tous les arbres ont le pied badigeonné à la chaux. Le soin qu’ils portent à cet aspect de la ville est très notable et appréciable.
La route est ensuite mauvaise, ralentie par d’innombrables marchands de pastèques, melons, courges qui recouvrent en grande partie la voie de droite. La conduite est fantaisiste : arrêts brutaux sur la route pour probablement acheter quelque légume ou fruits…
Au départ le GPS a été réglé sur la destination finale : l’hôtel de ce soir à Kokand, la route qu’il nous a indiqué au lieu de rester constamment en Ouzbékistan traverse la Tadjikistan et par mégarde, nous nous engouffrons dans ce nouveau pays. Trois heures de formalités pour y pénétrer, trois heures de formalités pour en sortir, arrivée à Kokand à minuit, la route est très belle. Pas de végétation, les rivières boueuses, au cours très abondant provenant de la fonte des neiges des très hautes montagnes environnantes.
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